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SUISSE: Le référendum contre la loi d’asile est lancé

Une large coalition de groupes politiques, syndicaux et ecclésiastiques a initié le référendum contre la nouvelle loi sur l’asile. La campagne est coordonnée par les «Jeunes Verts».


Pendant la session d’automne, le Parlement fédéral a entériné la révision de la loi d’asile par un arrêté fédéral d’urgence. Les débats se sont déroulés dans une véritable hystérie. La majorité de droite du Parlement a largement contribué à attiser un climat de peur et de méfiance envers les étrangers. Ses propos belliqueux ont trouvé un large écho dans la plupart des médias. Le texte de loi qui en est sorti empoisonne le climat politique en Suisse et va pousser d’innombrables hommes, femmes et enfants dans la détresse.
Les arrêtés fédéraux d’urgence sont prévus pour que le Parlement puisse, comme leur nom l’indique, élaborer des textes pour répondre à des situations d’urgence. Or, s’il y a urgence en la matière, ce n’est certainement pas en Suisse mais plutôt dans les pays d’origine des réfugiés visés. Le lancement du référendum n’a pas d’effet suspensif vis-à-vis de ces arrêtés et ceux-ci sont donc déjà en vigueur depuis le 6 octobre 2012.
Les points les plus importants de la révision sont l’abolition de la procédure d’ambassade, l’abolition de la reconnaissance de la désertion comme motif d’asile et la création de nouveaux camps pour les soi-disant «récalcitrants».


Abolition des procédures d’ambassade


Si un coup d’état avait lieu demain dans un pays, l’ambassade suisse devrait immédiatement monter une garde armée autour de son enceinte pour empêcher la population d’y venir y déposer une éventuelle demande d’asile. Ainsi, les personnes persécutées perdraient un moyen légal de quitter leur pays.
La désertion comme motif d’asile
Selon la nouvelle loi, les déserteurs ne peuvent plus bénéficier de l’asile dans notre pays et ne peuvent que demander une admission provisoire. Le statut de réfugié est ainsi restreint de façon considérable. Or ce sont les déserteurs qui sont les opposants les plus crédibles en cas de conflit armé et ce sont justement eux qui devraient être nos interlocuteurs privilégiés. Lorsqu’au début des années 1990, la guerre civile faisait rage en ex-Yougoslavie, le FCE avait mené une campagne dans toute l’Europe pour soutenir la cause des déserteurs et c’est à ce moment-là que le clown Dimitri avait lancé la phrase: «les déserteurs sont des héros».


La politique des camps


Une nouvelle forme d’enfermement a été définie pour une nouvelle catégorie d’individus, les soi-
disant «récalcitrants» qui pourront être placés dans des «centres spécifiques». Le terme de «récalcitrants» n’a pas de contenu juridique précis et l’administration peut, avec cette mesure, incarcérer des personnes qui n’ont pas commis de délit mais qui «dérangent» les autorités. Pour rappel, il existait en Suisse jusqu’aux années 70 du siècle dernier, des établissements d’internement dans lesquels des hommes et des femmes pouvaient être enfermés, parfois à vie. La nouvelle loi d’asile réintroduit ce genre de pratique et autorise des pratiques arbitraires de nos autorités.


Le referendum


En tant qu’activistes du CEDRI et du FCE, il nous a semblé évident de lancer un référendum pour combattre cette loi, tout en sachant qu’une campagne de votation ne sera pas une promenade du dimanche. Il nous semble inadmissible qu’une telle législation puisse entrer en vigueur. Nous nous y opposons. Nous regrettons d’ailleurs que les grandes organisations telles que le PS, l’OSAR (Organisation Suisse d’Aide aux Réfugiés) et Amnesty International ne soutiennent pas actuellement ce référendum. Mais il se peut que leur position bascule face à l’incompréhension de leurs adhérents. La situation avec les églises est identique. Leur silence pourrait être compris comme une acceptation de ces durcissements.
Nous nous réjouissons que les Jeunes Verts se soient jetés à l’eau et il est évident pour nous qu’il faut les soutenir le plus possible. Leur engagement a déjà donné des résultats chez leurs «parents»: le parti des Verts national s’est rallié après une période d’hésitation. Depuis, le comité a été rejoint par un nombre considérable d’organisations et il continue de s’agrandir.


Plus d’informations sous www.asyl.ch. Vous pouvez également adhérer au comité et le soutenir activement. Il s’agit maintenant de ne pas perdre de temps puisque les 50.000 signatures certifiées doivent être déposées à la Chancellerie fédérale mi-janvier. Compte tenu des jours fériés entre Noël et le jour de l’An, la plupart des signatures devront être collectées à la mi-décembre. Le temps presse!
Si tous les habitants de la Suisse qui refusent la montée du racisme soutiennent le référendum, il aboutira. Nous espérons que nos lectrices et nos lecteurs s’engageront avec nous dans cette voie. Chaque signature compte.



En attaché vous trouvez la feuille de signature que vous pouvez télécharger. Si vous êtes citoyens suisse et avez 18 ans ou plus - allez-y!

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Referendum_FR_A4.pdf (Download)216.69 Ko
Rédigé par Claude Braun FCE/CEDRI - Suisse, 27.11.2012, recrutés par ute
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Dieser Text stammt aus dem Archipel

Ausgabe: 209 (11/2012)

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