SOUDAN DU SUD: Le silence trompeur

de Robert Prosser, Vienne, 15 août 2026, publié à Archipel 361

Notre ami, l’écrivain Robert Prosser, s’est rendu au Soudan du Sud en février 2026. Dans cet article, il décrit, à travers ses rencontres avec des habitant·es de Juba, la capitale, la situation économique, sociale et politique dans laquelle iels vivent (ou survivent) là-bas.

Moses

Juste au-dessus des palmiers, des faucons fendent le ciel. À la tombée de la nuit – c’est là, selon Moses, la règle la plus importante –, on ne quitte plus l’hôtel clôturé. Entre les enceintes des ambassades et les ministères, dans le labyrinthe des cabanes en tôle ondulée, des soldats errent. Ils sont ivres, s’ennuient et n’ont pas été payés depuis des mois; à part leur uniforme, selon Moses, rien ne les distingue vraiment des gangs qui se sont partagé Juba. «Cash is King», dit la deuxième règle. Celui qui a des dollars en poche a l’avantage. La règle n° 3, «Money talks», fait office au Soudan du Sud d’une sorte de prière expéditive: on attribue au dollar le pouvoir de régler toutes les difficultés. C’est le plus jeune État du monde, un pays comptant 64 tribus, 64 langues – et une histoire douloureuse. En 2011, après des décennies de conflits, le pays a obtenu son indépendance du Soudan. De 2013 à 2018, une guerre civile y a fait plus de 400.000 morts.

Actuellement, les combats reprennent de plus belle dans les États du nord – le Haut-Nil, Unity et surtout Jonglei – entre les forces gouvernementales de Salva Kiir, dominées par l’ethnie des Dinka, et la White Army, une milice des Nuer proche de l’ancien vice-président Riek Machar.

Comme beaucoup d’autres, Moses a grandi dans un camp de réfugié·es. Pendant la guerre avec le Soudan, ses parents ont été séparés: sa mère s’est exilée avec ses enfants en Ouganda, tandis que son père est mort prématurément à Khartoum. Moses ne l’a jamais vu; il ne se souvient que de coups de fil, d’une voix inconnue à l’autre bout du fil. Après des études en informatique, il est revenu s’installer avec sa mère. Son espoir de se construire une vie à Juba en tant qu’informaticien ne s’est pas concrétisé. Il n’y a pratiquement aucun moyen ici de suivre le rythme des évolutions technologiques mondiales; ses compétences, dit-il, lui semblent chaque jour plus lacunaires, plus dépassées. Il gagne parfois de l’argent en tant que «fixeur». Dans l’un des hôtels éparpillés un peu partout, il attend des clients. Des collaborateurs d’ONG internationales y font escale, en route vers Malakal, Wau ou Bentiu; au bar, des hommes d’affaires locaux côtoient ceux venus de Pékin. Moses propose ses contacts, ses connaissances et ses services de chauffeur.

La Toyota blanche est immatriculée au nom de sa mère. Son poste au Conseil national permet à ce 4x4 de bénéficier d’une plaque d’immatriculation très prisée, et le code alphabétique qui y figure permet à Moses d’échapper aux forces de l’ordre. Pendant la journée, les policiers bloquent les artères principales; ils font signe aux voitures, aux rickshaws ou aux motos-taxis, appelés «bodas», de se garer sur le côté, vérifient l’état des feux et des pneus, et infligent souvent une amende, payable en espèces. Ces opérations leur permettent de compenser leur salaire, qui n’a pas été versé depuis des mois. À la tombée de la nuit, ce sont à nouveau les soldats qui prennent position sur le terre-plein central. Eux aussi arrêtent la circulation et encaissent des bakchich. Mais Moses, après un coup d’œil à sa plaque d’immatriculation, est autorisé à passer: personne ne veut se frotter au gouvernement.

Pete

Parmi les clients du bar de l’hôtel, on trouve des hommes d’un certain âge, au physique athlétique. L’un d’eux se lance dans une tirade enthousiaste: «L’Autriche, c’est Glock!», et Glock offre une fiabilité incroyable pour un prix raisonnable, «you just point and shoot». Il dit avoir tiré des milliers de balles avec cette arme, aussi bien à l’entraînement qu’en mission. Pete est originaire de Newcastle. En tant que soldat, il a servi en Irak et en Afghanistan; depuis trois ans, il travaille comme agent de sécurité pour l’ambassade britannique. Il fréquente la salle de sport de l’hôtel et s’y attarde parfois pour prendre un verre. C’est toute sa vie sociale. Certes, on pourrait faire la fête tous les week-ends, avec du champagne et des DJ, ou suivre des cours de yoga ou d’aquarelle. Mais la réalité est tout autre, la prospérité n’est qu’une illusion pour les Occidentaux. Son travail consiste à entretenir cette illusion pour les politiciens et les entrepreneurs qui se rendent au Soudan du Sud à l’invitation de l’ambassade. Certes, en tant que «whiteface», on a des possibilités à Juba, à condition de se montrer prudent: ne photographier rien ni personne sans permission, ne pas attirer inutilement l’attention sur soi, surtout pas celle des agents en civil du Service national de sécurité, et même si les fêtes sont tentantes, il faut veiller à rentrer chez soi suffisamment tôt. La première règle de Moses s’applique ici. Dès son arrivée, Pete a voulu en avoir le cœur net. Il est resté dehors jusqu’à minuit; deux ou trois fois, puis il a renoncé à cette bêtise. Tout peut t’arriver: enlèvement, vol, meurtre, et tout cela arrive bel et bien, pour cinq dollars, pour un smartphone. C’est la folie ici; en tant qu’étranger, on ne peut peut-être pas cerner le Soudan du Sud autrement qu’à travers ce genre de phrases.

Dans la nuit, deux coups de feu retentissent devant l’hôtel, l’un après l’autre. Le silence règne dans les rues environnantes; même au bar, on coupe la musique. Tout le monde tend l’oreille, attend. Des cris parviennent de loin; ce n’est que plus tard qu’on entend des sirènes.

Le pétrole, source de guerre et de pauvreté

Les lundis, mercredis et vendredis, les soldats bouclent largement le périmètre autour du Parlement et du tribunal; des pick-up équipés de mitrailleuses lourdes se postent aux carrefours. Trois fois par semaine, Riek Machar est jugé. Depuis plus d’un an, l’adversaire du président Kiir est assigné à résidence; il est notamment accusé de trahison et de crimes contre l’humanité. Des hommes armés traînent à l’ombre d’un arbre. Il y a, dit Moses, trop d’unités, on ne parvient plus à les distinguer. Il en va de même pour les ONG. Il désigne les SUV blancs, des 4x4 comme le sien, qui tentent de contourner les barrages en empruntant des routes de sable. Sur les portières, on voit les emblèmes de diverses agences de l’ONU, les logos du Christian Relief Fund, du CICR, de la Mission Aviation Fellowship. Ils sont tous là, dit Moses.

C’est à Rock City, un quartier situé sur la colline de Jebel Kujur, que se construit la nouvelle am-bassade américaine. Une forteresse aux dimensions gigantesques s’élève au milieu des cabanes, entourée d’un mur de plusieurs mètres de haut. Trump, selon une blague qui circule à Juba, aurait l’intention de quitter Mar-a-Lago pour s’installer ici. La construction de l’ambassade est un signe de présence: le Soudan du Sud dispose de trop de pétrole pour qu’on le laisse, par exemple, à la Chine. Le pétrole représente 90 % des recettes de l’État et finance aussi bien l’appareil sécuritaire de Kiir que les milices de Machar. Alors que la majeure partie de la population vit dans la pauvreté, des milliards de dollars de prêts et de pots-de-vin circulent. Parmi les principaux investisseurs, on compte, en 2023, la Deutsche Bank, le Crédit Agricole et Intesa Sanpaolo; ils détiennent des participations dans des consortiums formés, à leur tour, par la Chinese National Petroleum Company (CNPC) et l’indienne Oil & Natural Gas Corporation. Pour citer Moses: «Ils sont tous là.» Jusqu’en 2003, l’OMV (compagnie autrichienne) était active aux côtés de Petronas et de Lundin Oil AB, mais s’est retirée des activités opérationnelles lorsque les crimes qui avaient rendu l’exploration possible ont été mis au jour. (En 2025, une procédure judiciaire à ce sujet contre les responsables de l’époque a été classée sans suite par le parquet de Vienne, car il n’a pas été possible de prouver sans l’ombre d’un doute qu’ils avaient connaissance des activités de l’armée.) Des villages rasés, dont les habitant·es ont été assassiné·es ou chassé·es, des récoltes brûlées et des puits empoisonnés: cette tactique consis-tant à détruire systématiquement toute structure civile alimente un cycle de violence qui perdure de-puis des décennies. Les oléoducs traversent le Soudan, et les dirigeants de ce pays tirent eux aussi profit du pétrole. Mais les exportations sont de plus en plus difficiles depuis le début de la guerre au Soudan. Le fait que les soldats et les policiers ne reçoivent plus de salaire peut être le signe d’une baisse des bénéfices. Kiir a besoin de nouveaux gisements de pétrole; on soupçonne l’existence d’énormes réserves à Jonglei, la région actuellement en proie aux combats.

Une nouvelle guerre civile, qui risque d’embraser tout le pays, se profile à l’horizon. Les informations diffusées à la radio annoncent que l’Armée blanche tente d’avancer sur Juba. Dans les journaux et sur les réseaux sociaux, les chefs de milices se livrent à une surenchère, promettant d’abattre leurs adversaires «comme des poulets». À ce jour, plus de 280.000 personnes ont été chassées de Jonglei, s’ajoutant aux quelque 900.000 qui ont fui la catastrophe au Darfour pour passer la frontière. Ce n’est pas la seule raison pour laquelle la situation est extrêmement tendue. L’année dernière, Trump a ordonné l’arrêt de l’aide étrangère fournie par l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international). Le pétrole est une chose, l’engagement humanitaire en est une autre. L’agence disposait chaque année de 40 à 60 milliards de dollars; c’était l’instrument phare du soft power américain pour construire des hôpitaux et mettre en œuvre des programmes de lutte contre le VIH. Selon les estimations, ces économies pourraient entraîner au moins 14 millions de décès dans le monde d’ici 2030. Au Soudan du Sud, les conséquences sont déjà visibles. Les services qui devraient normalement être assurés par un État fonctionnant correctement sont pris en charge par Médecins Sans Frontières ou le Programme alimentaire mondial; une grande partie de la population dépend de l’aide humanitaire pour la nourriture ou les soins médicaux. Aujourd’hui, bon nombre de ces organisations ne disposent plus du budget nécessaire pour poursuivre leur travail.

Un camp de réfugié·es

L’ONG nationale Women For Change a également bénéficié du soutien de l’USAID. Elle se consacre principalement aux femmes déplacées, réfugiées et veuves de guerre. Anna Tazita s’est donné pour mission de leur offrir des conditions de vie sûres. Elle a fondé WFC il y a dix ans. Son action, dit-elle, consiste à avancer à petits pas. Or, c’est difficilement autrement qu’en avançant à petits pas que l’on peut changer la situation. Les cinq sites de WFC ont dû être réduits à trois. L’un d’eux se trouve à la périphérie sud de Juba, dans l’UN House, un camp pour personnes déplacées à l’intérieur du pays (IDP). Dans la brousse qui s’étend à perte de vue, il est presque impossible de le repérer. La plaque d’immatriculation de Moses poserait ici des problèmes. Plus de 30.000 personnes vivent dans le camp; la plupart appartiennent à l’ethnie des Nuer, la tribu de Machar, et considèrent le gouvernement comme l’ennemi. Mais le WFC dispose d’une plaque d’immatriculation qui est tolérée. À l’entrée, un poste de contrôle. Un garçon d’environ quinze ans jette un coup d’œil à l’intérieur de la voiture, vérifie le coffre, puis fait signe de passer. Des enfants sont rassemblés autour d’un feu qu’ils ont allumé à côté de la piste poussiéreuse avec des déchets éparpillés un peu partout.

À l’entrée du centre d’accueil de WFC se trouve un panneau portant l’inscription «Women and Girls Friendly Space», accompagné des logos du HCR et d’Irish Aid, d’anciens partenaires qui ont mis fin à leur collaboration en raison de coupes budgétaires. L’équipe s’efforce de garantir une certaine autonomie avec les moyens restants. Les femmes qui viennent au centre suivent une formation de coiffeuse ou fabriquent du savon. Peut-être pourront-elles ainsi gagner un peu d’argent au marché. Elles cousent, tressent et ont la possibilité de discuter entre elles en toute tranquillité, à l’abri des murs en tôle ondulée. C’est un lieu sûr. Elles peuvent également confier leurs économies – ce qui reste des ventes au marché après avoir payé le riz ou le millet – au WFC pour qu’il les garde en sécurité.

Dans une cabane, un groupe de jeunes filles pleines d’entrain, âgées de douze à quatorze ans, est assis. Elles sont nées dans le camp, elles y ont grandi. Elles brodent des housses de coussins, tandis que les travailleurs sociaux leur expliquent comment se repérer dans le labyrinthe du camp. Ils leur rappellent de faire preuve de prudence. Cela fait écho aux paroles de Pete: il faut se tenir à l’écart des gangs, ne pas attirer l’attention. La collecte de bois de chauffage devient de plus en plus dangereuse. Récemment, il y a eu plusieurs «cas de bois de chauffage», c’est-à-dire des viols de femmes et de jeunes filles qui ont été agressées à l’extérieur du camp, alors qu’elles cherchaient du bois. On peut alors leur apporter un soutien, par le biais d’entretiens et en leur fournissant une aide médicale. Comme alternative et sorte de mesure de protection, on secoue les restes poussiéreux des sacs de charbon vides. Les fines particules sont broyées puis mélangées à du sable, de l’eau et de la farine de manioc pour former des boulettes, un combustible recyclé. Les commerçants ont identifié ce besoin: désormais, la poussière est également vendue. Mais grâce au WFC – une autre contre-stratégie –, il est possible d’allumer de petits foyers en argile. Deux boulettes de charbon suffisent déjà pour cuisi-ner, ce qui réduit les distances qu’il faudrait autrement parcourir pour se procurer du bois.

John, un employé du WFC, s’est réfugié dans le camp en 2014, pendant la guerre civile. Il ne pense presque plus à retourner dans son village: celui-ci serait devenu le théâtre d’une nouvelle guerre ou serait désormais entre les mains d’une compagnie pétrolière. Il nous guide à travers le camp par des sentiers étroits, entre les cabanes. De l’hôpital, géré jusqu’à l’année dernière par International Medical Corps, seule la maternité est encore en activité. Une rangée de latrines. Des tentes, montées à partir de bâches ou de draps rapiécés. Parfois une église ou une école, des cabanes plus grandes, au toit tressé de branches. Sur une route de sable, un convoi de la force internationale de maintien de la paix UNMISS (Mission des Nations unies au Soudan du Sud) passe. Des véhicules blindés blancs, derrière les vitres épaisses, des soldats de Mongolie ou de Corée du Sud qui saluent amicalement de la tête. Les Casques bleus ont renforcé leurs patrouilles. La nuit, les attaques se multiplient. Des hommes armés font irruption dans le camp pour voler le peu qu’il y a ici. C’est comme avec les soldats et les policiers avec leurs barrages routiers: on essaie de se procurer un avantage, d’une manière ou d’une autre. La pauvreté, le vide des journées, tout cela peut vous briser. Selon John, il existe de nombreux mécanismes pour faire face à ce présent désastreux, ne serait-ce que la fuite dans l’héroïne. Ou dans le tramadol, la drogue la moins chère. Comme partout à Juba, cet opioïde synthétique est facile à trouver dans le camp. On ouvre les gélules, on mélange le contenu dans du soda ou du thé, et pendant quelques heures, plus de faim, plus de fatigue, on ne ressent plus la chaleur.

Des étals s’alignent de part et d’autre, des ateliers de couture équipés de machines à coudre Singer, un salon de coiffure; dans des casseroles, on fait cuire des gombos. Les choses ont tout de même un peu évolué pour le mieux, dit John. Ces commerces n’existaient pas autrefois; certains appartiennent à des femmes soutenues par le WFC. Pour changer les choses, il faut avancer à petits pas, explique Anna, sa supérieure. John sait par expérience ce que l’on ressent quand on n’en est même pas capable et qu’on ne peut, ni n’a le droit, de faire le moindre pas. Aussi petit soit-il, c’est un pas en avant. C’est là que réside la véritable valeur de son travail: entretenir cette étincelle, cette conviction qu’on n’est pas totalement impuissant.

Un danger permanent

Ce sont des personnes déplacées, des survivant·es de la guerre. Iels n’ont pas pris les armes, n’ont rejoint ni milice ni gang, mais ont choisi de se consacrer à l’aide humanitaire. En raison de la réduction des subventions de l’USAID, environ 30.000 ont désormais été licencié·es. Dans un bar non loin de l’hôtel, une connaissance de Moses se creuse la tête quant à son propre avenir. Il y a quelques jours, Riya est revenue de Jonglei; elle cherche un nouvel emploi, pas nécessairement dans le secteur humanitaire. Car aussi grand que soit l’idéalisme, c’est désormais la deuxième règle qui prévaut: «Cash is King», malheureusement. Pour l’ONU, elle travaillait dans un dispensaire en pleine brousse et gagnait jusqu’à 500 dollars par mois, une somme considérable par rapport au salaire habituel d’environ 20 dollars, et qui lui était garantie. Riya est sous pression: comme pour beaucoup de personnes licenciées, en raison de la complexité des liens familiaux, elle a derrière elle des dizaines de proches qui dépendaient de son salaire pour subvenir à leurs besoins.

Le choc causé par la mort d’un collègue est profond. Peu avant son licenciement, il a été abattu lors d’une attaque de miliciens. Sur son smartphone, Riya montre une photo d’eux deux en train de pêcher pendant un après-midi de congé. Lui, dans le courant d’une large rivière, en train de rire. Elle parle de la brousse, de l’immensité dans laquelle même le Nil Blanc se perd. On ne peut, assure-t-elle, qu’être émerveillé face à cet immense pays, malgré tout. Devant le bar, des soldats font leur apparition. L’un d’eux semble sous sédatifs, il a sans doute pris trop de tramadol. Son fusil repose dans le creux de son bras, le canon pointé vers l’avant. Moses insiste pour qu’on parte, il faut s’en aller avant que les soldats n’aient l’idée d’emmener un de nous sous un prétexte fallacieux. Et de toute façon, il est déjà trop tard. Il y a deux cents mètres jusqu’à l’hôtel, mais Moses insiste pour prendre la voiture; dans l’obscurité, même cette courte distance est trop dangereuse. Les maisons et les cabanes tout autour, les sentiers qui bifurquent, et il désigne les silhouettes de personnes, à peine reconnaissables: «Now they are crazy».

Robert Prosser*

  • Cet article a été publié en avril dans le journal de rue tyrolien 20er et fin mai dans Spectrum, un supplément hebdomadaire du quotidien autrichien Die Presse. Robert nous a proposé de le publier également dans Archipel. Un grand merci!